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Réunion de bilan des moissons

Difficile d'ouvrir des perspectives après cette moisson

Le bilan des moissons a, comme chaque année, réunit les agriculteurs membres de la commission PV de la FDSEA21 ainsi que les représentants de la Chambre d'Agriculture, ainsi que les représentants des OS de l'APPV21, de Groupama, du CERfrance... et de la DDT21.

4 interventions se sont succédées :

  1. Un rapide bilan météorologique par Karen Aublet, responsable du pôle PV de la Chambre d'Agriculture : Même si nous garderons tous en tête la sécheresse précoce de cette année, d'autres phénomènes (sécheresse aussi au semis des colzas, excès d'eau par endroits à l'automne, gels nocturne printanier jusque pendant la meiose...) ont marqué la campagne, augmentant les dégâts sur les cultures et les disparités à l'échelle même du département.
  2. Un bilan de campagne pour les céréales par Diane Chavassieux, Ingénieure régionale Arvalis : les conditions de l'année engendrent des rendements en net recul. De plus, si la pression maladies a été faible, de nombreux problèmes ont été rencontrés, notamment sur orges, mais aussi sur toutes céréales avec la jaunisse. 
  3. Un bilan pour les oléopro déjà récoltés puis sur la protection sanitaire par Delphine de Fornel, Responsable de la zone Nord-Est Terres Inovia : les colzas ont largement souffert du cumul de la météo difficile et des insectes. Un travail de fond sur la protection insecticide est en cours de réalisation, autant au niveau politique que technique. De nombreuses remarques concernant la possible réautorisation des nni sur betteraves ont été faites, mais la situation en colza est différente (efficacité du cruiser seul en enrobage très faible, colzas melifères...). Les autres cultures, dont certaines sont encore à récolter, n'ont pas souffert d'impasses techniques en termes sanitaires, mais les conditions climatique en ont affecté beaucoup.
  4. Une présentation de systèmes grandes cultures en bio en Côte d'Or par Clément Divo, conseiller bio de la Chambre d'Agriculture de Côte d'Or : en se basant sur 2 rotations types et en se concentrant sur l'accès au phosphore, élément souvent limitant de la nutrition en système bio, des agriculteurs parviennent à obtenir des marges brutes élevées. Toutefois, les passages mécaniques et autres charges de structure, ainsi que la taille des exploitations plus souvent plus réduite peuvent conduire à des résultats définitifs corrects. Les problèmes majeurs du système bio en grande culture sont sa durabilité et son manque d'autonomie : disponibilité des intrants organiques, reglementation de plus en plus lourde sur ces mêmes intrants, dépendance partielle actuelle au conventionnel...

Les interventions des intervenants comme de toute la salle ont permis de brosser une situation alarmante. L'ensemble des OPA et agriculteurs présents s'accordent sur la nécessité d'une stratégie concertée pour trouver de vraies solutions pour l'agriculture de Côte d'Or.