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Budget de la PAC :

La France doit aussi montrer le chemin !

En ce début d’année, le projet européen est à l’affiche, et cette fois au travers du futur budget de l’UE pour la période post 2020. Un débat à Bruxelles lundi auquel participaient les dirigeants européens et de nombreux états membres, a donné le coup d'envoi des discussions sur le prochain cadre financier pluriannuel de l'Union.

La France porte de grandes ambitions pour le projet européen et nous nous en félicitons.
De  nouvelles  priorités  émergent  qui  sont  autant  de  défis  que  l’UE  doit  relever  pour répondre  aux attentes  légitimes  des  citoyens :  une  Europe  qui  protège  mais  aussi  une Europe conquérante qui affirme sa place sur la scène internationale.
 
L’agriculture  a  toute  sa  place, plus  que  jamais  sa  place,  dans  ce  projet.  Elle  garantit  la souveraineté et la sécurité alimentaire, elle est une réponse essentielle au défi climatique, elle  assure  les  équilibres  économiques  des  territoires  ruraux  et  fait  rempart  à  leur déshérence. La Politique Agricole Commune ne saurait donc être sacrifiée dans ce débat. Elle  mérite  bien  au  contraire  un  budget  à  la  hauteur  de  ces  enjeux  et  que  chacun comprenne  ce  qu’elle  représente  pour  chaque  citoyen  comme  pour  les  enjeux géostratégiques de la France et de l’Europe.
 
Mais  il  est  vrai  que  le  Brexit  fait  peser  de  lourdes  hypothèques  sur  les  moyens  de  les réaliser.  Nous  approuvons  sans  réserve  le  Président  de  la  Commission,  Monsieur JUNKER  quand  il  affirme :  « Les  états  membres  qui  pensent  qu’il  suffit  de  réduire  les dépenses de la PAC pour trouver des solutions aux questions posées, font erreur. Ce qui est  en  jeu,  c’est  l’indépendance  alimentaire  de  l’UE.  Il  ne  faut  pas  perdre  cette  grande bataille alimentaire. »
 
Alors sans doute, l’Europe devra être économe et s’assurer que chaque euro dépensé est un  euro  bien  dépensé.  Mais  elle  devra  aussi  mettre  sur  la  table  des  propositions  pour accroitre  ses  ressources  propres.  Le  Président  Juncker  et  le  Commissaire  au  budget, Gunther Oettinger, ont lancé un appel pour faire passer la contribution des états membres à 1,1% du PIB. L’Allemagne a répondu favorablement. 
 
Les agriculteurs français ne peuvent imaginer que dans ce débat décisif pour l’avenir, la France ne soit pas « premier de cordée » !

Communiqué de presse de la FNSEA du 10 ajnvier 2018