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Impacts sur les services

Situation au 18 mars

Aliments

Les éleveurs peuvent être confrontés aux problèmes de pénuries de chauffeurs, tant au niveau de l’agrofourniture (en particulier les aliments) qu’au niveau du ramassage des animaux.
Les fabricants d’aliments, qui font face à une forte demande de la part des éleveurs, font face aux problèmes logistiques évoqués en préambule, ainsi qu’à des problèmes d’approvisionnement de certains additifs en provenance de Chine. Ils envisagent ainsi la restriction de certaines gammes d’aliment, et demandent à l’INAO d’étudier la mise en place de dérogations aux exigences imposées par les SIQO.

Equarissage

Les équarrisseurs sont organisés pour poursuivre les collectes en élevage dans les conditions habituelles, malgré la petite baisse des effectifs de salariés. Le seul point de vigilance concerne l’arrêt des cimenteries qui pose la question du stockage des farines C1.

Vétérinaires
Enfin, les mesures de confinement poussent de nombreux vétérinaires à différer certains actes en élevage (échographies, castration de taurillons, prophylaxies, etc.). La problématique a été portée auprès du ministère de l’agriculture, qui publiera très prochainement une liste distinguant les actes pouvant être différés de ceux qui ne peuvent l’être, en justifiant cette distinction. Seule cette liste fera foi.

Filière lait

Situation au 17 mars

Les membres du bureau du Cniel se sont le 17 mars, pour partager l’état de la situation dans la filière laitière.Secteur du commerce et de la distribution : o RestoCo : constat d’une activité économique drastiquement réduite : - 60 %

  • Maintien de l’activité à Rungis 
  • GMS : augmentation des ventes constatée dans les épiceries avec une accélération des ventes pour le lait, les oeufs et le beurre. La GMS compare à ce qui s’est passé en Italie, où la courbe des ventes est une courbe de Gauss. Donc il va y avoir un pic de vente, puis les ventes vont se tasser.
  •  Aucune difficulté d’approvisionnement n’est constatée dans les magasins, mais la problématique de main d’oeuvre, et le maintien des livraisons par les fournisseurs se posent.

Secteur de l’industrie (privé et coopératif) : o A ce jour, pas de difficulté de collecte et de transformation, mais d’ici 2 à 3 semaines, il est possible qu’il y ait des difficultés pour faire tourner les usines, et réaliser le ramassage du lait (problème de main d’oeuvre disponible).

  •  Les difficultés se font déjà sentir pour les petites entreprises de transformation.
  •  Un état des lieux va être réalisé par les fédérations sur l’état de la poursuite de la collecte par leurs adhérents.

La FNPL en appelle à la solidarité entre les opérateurs, notamment au profit des PME, afin que la chaîne alimentaire ne soit pas interrompue. Elle en appelle également à la Commission européenne pour que des dispositions particulières soient prises (notamment une mesure de réduction de la production laitière aidée, afin de prendre en compte le pic de collecte annuel).

Filière viande

Situation au 18 mars

De façon globale, il est important de souligner que l’essentiel de l’activité des filières bétail et viande se maintient en semaine 12, première semaine du confinement généralisé. La problématique principale, et qui touche l’ensemble des maillons, porte sur les perturbations qui touchent les logisticiens et les sociétés de transport. Les salariés de ces entreprises sont placés en chômage partiel pour limiter les déplacements ; dans d’autres cas, les chauffeurs routiers font valoir un droit de retrait pour éviter les risques de contamination liés à leur activité.

Elevage
Les éleveurs peuvent être confrontés aux problèmes de pénuries de chauffeurs, tant au niveau de l’agrofourniture (en particulier les aliments) qu’au niveau du ramassage des animaux.
Les flux en vif et en gras ne sont pour le moment pas perturbés, et il n’y a pas lieu d’anticiper à court terme un décrochage des prix. Ainsi, les cotations entrée abattoir des bovins sont peu affectées par un éventuel « effet coronavirus » : la semaine dernière (semaine 11), la vache R cotait 3,77 €/kgec, soit 1,3% de moins que la même semaine l’an dernier. Le JB U perdait 1,5% à 3,97 € alors que le JB R ne perdait que 0,8 % à 3,82 € / kg.
Au niveau des bovins vifs, les cours sont certes plus bas que l’an dernier (-2,4% en semaine 11 pour le broutard charolais de plus de 350 kg), mais la baisse est moins marquée en ce moment qu’en début d’année, avant la crise du Coronavirus (-5% en semaine 3, 4 et 5 par rapport à 2019).


Quant à l’agneau, il progressait même de7,7% à 6,6 €/kgec contre 6,13 € la même semaine l’andernier.

Impacts Autres pays Européen

Situation au 18 mars

- Italie : Informations FranceAGriMer du 18 mars : « Les entreprises du secteur de la viande bovine en Italie sont ainsi en activité et les frontières franco-italiennes sont ouvertes. Les informations transmises par Business France du 18 mars indiquent que l’activité dans la filière bovine n’est pas perturbée. Les importations de bovins vivants sont maintenues parles gros élevages. »

Les salariés italiens (des abattoirs comme des ateliers d’engraissement) ont bien entendul’autorisation d’aller travailler (secteur agroalimentaire dont la continuité d’activité est essentielle, à l’instar de ce qui se pratique en France).

- Espagne : information FranceAgriMer 18 mars « Le transport par camion des produits et animaux français destinés au marché espagnol devrait donc, pour l'heure, continuer de se dérouler dans les conditions habituelles. Le Gouvernement espagnol prend soin en effet de ne pas perturber l'activité économique et de préserver la chaîne d'approvisionnement alimentaire de son marché intérieur.

Pas d’information à ce jour sur d’éventuelles absences de salariés pouvant générer desdysfonctionnements ou baisses d’activité d’ateliers d’engraissement, d’abattoirs ou d’outils de transformation espagnols utilisateurs de matières premières françaises. »

- Algérie / Tunisie : concernant l’Algérie, selon FranceAgriMer le 18 mars, « les exportations se déroulent normalement. Des expéditions de bovins sont d’ailleurs prévues ces jours-ci sans aucune restriction ». Pour la Tunisie, selon Interbev ce jour, une interrogation sur la disponibilité des vétos freine les flux des exportateurs.