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Rapport de la Fondation Nicolas Hulot Pourquoi une telle impasse sur les progrès ?

Communiqué de presse FNSEA

Le rapport s'ouvre sur une affirmation accablante : la réduction des pesticides en France serait un total échec, leur utilisation aurait même augmenté de 25 %, sans compter des financements publics qui ne contribueraient qu'à hauteur de 1 % à cet objectif de réduction effective. Ces chiffres caricaturent une réalité bien plus complexe qui ne peut s'accommoder d'une série d'affirmations à charge qui stigmatisent à nouveau la profession agricole, alors qu’elle fait preuve d'adaptation et de progrès dans la durée, chiffres à l'appui :

  • En 10 ans, de 2009 à 2019, la quantité totale de substances actives de produits conventionnels a baissé de 36 % ;
  • Depuis 1990, 75 % des substances actives ont été retirées du marché ;
  • En novembre 2017, 44 organisations agricoles et de la recherche se sont organisées dans le cadre du Contrat de solutions pour identifier des alternatives à l'utilisation des produits phytos.

Trois ans plus tard, cette mobilisation collective génère de premiers résultats encourageants : 

  • Les ventes de produits de biocontrôle ont presque doublé (+ 85 %) en moyenne triennale, entre 2009-2011 et 2016-2018.
  • 86 pistes de solutions identifiées et qualifiées et un déploiement accéléré au plus près du terrain ;
  • Le nombre d’exploitations certifiées HVE (Haute Valeur Environnementale) a augmenté de +52% sur les 6 premiers mois de l’année 2020.

 

Le travail de la recherche se déployant sur un pas de temps long, l’engagement des agriculteurs correspond à un effort sur la durée, loin des effets de manche médiatiques.

Pour aller plus loin, nous proposons de renforcer les accompagnements publics à la transition agro-écologique de tous les agriculteurs, une meilleure valorisation par les prix des bonnes pratiques mises en place par les agriculteurs français, et une priorisation des produits d'origine France par les consommateurs et par la commande publique.

Sachons miser sur nos agriculteurs, ils ont beaucoup à apporter.

D'ailleurs, dAns la perspective de la publication du 2e rapport « Mondialisation : comment cesser l'importation de denrées issues de substances et pratiques interdites en Europe », dont nous partageons l’objectif tel que formulé, nous avons beaucoup d’éléments à apporter au débat. Dialoguons !

N’importons pas l’alimentation que nous ne voulons pas dans nos assiettes !