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Accord UE-MERCOSUR

Les « lignes rouges » d’Emmanuel MACRON sont largement

Jusqu’à quel point Emmanuel MACRON est-il prêt à sacrifier l’élevage bovin français dans le cadre de l’accord UE-Mercosur ? Jusqu’où ira le reniement du Président de la République sur ce sujet ? Voici les questions que se posent aujourd’hui les éleveurs français réunis au sein de la Fédération Nationale Bovine, alors qu’un accord avec le Mercosur pourrait être conclu dans les tout prochains jours et acter l’ouverture du marché intérieur… à 99 000 tonnes minimum de viandes bovines sud-américaines !

Emmanuel MACRON est venu annoncer aux éleveurs, le 25 janvier dernier, qu’un accord avec  le  Mercosur  serait  conclu.  Avec  une  promesse :  les  « lignes  rouges »  de  la  France concernant la viande bovine seront respectées.
 
La première de ces lignes rouges ? Selon Stéphane TRAVERT, Ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation interrogé à l’issue du discours présidentiel par Bruno DUFAYET, Président de la FNB : en aucun cas, une offre supérieure à celle alors sur la table des négociations – soit 70 000 tonnes – ne saurait être acceptée par la France.
 
Quatre jours plus tard, cette ligne rouge est donc franchie !
 
Et c’est avec le plein accord de la France que cet accord pourrait être conclu. Une posture française  d’autant  plus  inquiétante  pour  les  consommateurs  que  les  viandes  sud-américaines  ne  présentent  aucune  garantie  sur  le  plan  sanitaire.  En  témoigne  la  récente crise de la « viande avariée » au Brésil et la fermeture des marchés américain et russe aux viandes brésiliennes, suite à la découverte de substances interdites dans ces viandes.
 
Ce n’est donc pas seulement l’emploi de plusieurs dizaines de milliers d’éleveurs, mais la qualité de l’alimentation et la santé des citoyens français qui semblent aujourd’hui « bradés » dans le cadre de cet accord.
 
Pour  Bruno  DUFAYET :  «  Conclure  cet  accord  au  lendemain  des  Etats  Généraux  de l’Alimentation ne relève pas seulement de l’incohérence totale des politiques publiques, mais de l’irresponsabilité. Quels que soient les intérêts commerciaux en jeu, une telle concession est inadmissible et doit être très largement dénoncée. »

Accepter la viande bovine issue du Mercosur dans son assiette, c'est cautionner :

  • Le risque sanitaire pour les citoyens français : le Brésil est empêtré dans un scandale de corruption sans précédent depuis avril 2017, impliquant la commercialisation de viandes avariées vers l'Union Européenne.

  • La destruction de la forêt amazonienne, sachant que l'élevage bovin au Brésil est responsable de 80% de cette déforestation.

  • La mise en danger de toute une filière en France, avec la disparition d'au moins 30 000 éleveurs !

    Pour toutes ces raisons, les éleveurs de Côte d’Or disent #NonauxaccordsUEMercosur, pour une viande saine et durable dans nos assiettes ! SIGNEZ LA PETITION