DNC - Plusieurs jours sans nouveau foyer, la vaccination dans le Sud Ouest s'accélère
La DNC marque le pas dans le Sud-Ouest, avec neuf jours sans nouveau foyer recensé. La campagne de vaccination progresse rapidement et atteint près de 90 %, rapprochant la zone du seuil d’immunité collective. Malgré ces avancées, des conséquences importantes persistent pour la filière bovine, notamment sur les concours et les exportations.
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La dynamique est encourageante sur le front de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC). Aucun nouveau foyer n’a été détecté depuis neuf jours, le dernier — le 117ᵉ — ayant été recensé le 2 janvier en Ariège. Un répit qui nourrit l’espoir d’un endiguement durable de la maladie dans le Sud-Ouest.
Parallèlement, la campagne de vaccination préventive engagée le 17 décembre progresse rapidement. Au 12 janvier, 89,1 % des bovins concernés avaient déjà été vaccinés dans les dix départements ciblés, soit près de 750 000 animaux. Un niveau désormais proche du seuil d’immunité collective, la réglementation européenne considérant une zone comme protégée lorsque 95 % des élevages, représentant au moins 75 % des animaux, sont couverts.
Le ministère de l’Agriculture semble ainsi en passe de relever le défi qu’il s’était fixé pour la mi-janvier. Cette avancée sanitaire n’empêchera toutefois pas les conséquences sur la filière, notamment l’absence des bovins aux concours du Salon international de l’agriculture.
La DNC est néanmoins revenue au cœur de l’actualité le 9 janvier, lors de la présentation par le gouvernement d’un ensemble de mesures destinées à apaiser la colère agricole, ravivée par la validation européenne de l’accord de libre-échange avec le Mercosur. Parmi les annonces figurent le doublement du fonds d’aide aux petits élevages situés en zones touchées, porté de 11 à 22 millions d’euros, ainsi que le développement de tests de dépistage pour les animaux asymptomatiques.
Le ministère a également confié au Cirad des travaux de recherche visant à préciser les conditions d’évolution du protocole sanitaire en cas d’immunité collective avérée. Un scénario plausible dans les semaines à venir, notamment si un nouveau foyer apparaissait après la vaccination complète des cheptels et le délai de 21 jours nécessaire à l’acquisition de l’immunité.
Enfin, des discussions sont en cours avec l’Italie pour faciliter l’exportation des bovins issus des zones vaccinales. La ministre de l’Agriculture, Annie Genevard, a par ailleurs annoncé le lancement d’une étude « flash » afin d’évaluer les capacités industrielles nationales d’engraissement, dans l’hypothèse d’un ralentissement durable des exportations.