Commission Productions Végétales
A l'invitation du Président de la Commission, Clément Babouillard, notre commission Productions Végétales s'est réunie le 30 Octobre dans les locaux du Crédit Agricole.
Nathalie Brunet, du Crédit Agricole, est rentrée dans les détails qui permettent ou non d'obtenir un prêt : lorsque les voyants sont à l'orange tout particulièrement, elle rappelle qu'il est essentiel que vous expliquiez la raison de votre deamnde à votre conseiller bancaire : qu'il s'agisse d'un investissement productif, mais aussi d'un investissement bénéfique à votre confort de travail. De même pour les courts termes, expliquer votre situation et ne pas hésiter à faire varier tous les ans en fonction de vos besoins réels : dans tous les cas, lorsque votre conseiller hésite sur la base des chiffres purs, ce sera l'humain qui décidera et donc qu'il faut convaincre.
Dimitri Deher, accompagné de Jérémie Blas, du pôle productions végétales de la chambre d'agriculture, ont présenté l'état des homologations pour les principales cultures de Côte d'Or. Les situations d'impasse qi pourraitent se profiler concernent essentiellement le désherbage des céréales : des molécules sont en cours d'homologation pour remplacer le flufenacet, pour lequel nous avons obtenu la rallonge du délai de grâce jusqu'à l'automne prochain. Toutefois, il faudra rester très vigilants à l'échelle des rotations et dans la bonne utilisation de toute nouvelle spécialité homologuée : aucune sustance entièrement nouvelle n'arrive sur le marché, simplement des extensions d'usage ou des reconnaissance mutuelle, ce qui signifie qu'il faudra absolument éviter le développement de resistances contre ces molécules qui arrivent.
Les autres cultures et cibles pourront nécessiter des ajustements individuels de vos programmes phytos, mais des molécules sont encore disponibles et non menacées à ce jour.
Christophe Marcoux, est intervenu sur les marges agricoles et les marges des OS. De son intervention ressortent surtout :
- que des outils pour calculer et donc chercher à optimiser vos marges existent, et peuvent venir efficacement compléter le travail comptable que vous faites déjà.
- que le pouvori d'achat des français leur permet aujourd'hui d'acheter le même nombre de baguettes avec 1h de travail au SMIC qu'en 1960 : cela signifie que certains produits comme le pain ne sont pas affectés par la baisse des parts de revenus utilisés pour l'alimentation. Il existe donc de vraies opportunités sur le marché intérieur, à condition que les marges soient bien réparties dans toute la chaîne de valeur.
- Que vos coopératives sont vos outils, et des outils indispensables à nos territoires (sans qu'il soit nécessaire de ne travailler qu'avec elles)
- Les coûts d'intermédiatio des coops devraient osciller entre 20 et 35€/T selon les derniers baromètres. Des coûts supplémentaires doivent être expliqués au moins voir corrigés.