Conférence de presse FDSEA-JA

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Conférence de presse FDSEA-JA

Mercredi 23 juillet matin, la FDSEA et les JA de Côte d’Or, accompagné du Président de la Chambre d’Agriculture et du Président de Dijon Céréales, représentant les OS, ont tenu une conférence de presse pour expliquer l’ensemble du contenu de la loi visant à lever les contraintes à l’exercice du métier d’agriculteur.

En effet, ces derniers jours le débat médiatique s’est focalisé sur la ré-autorisation de l’acétamipride, alors que la loi contient bien d’autres dispositions.

Nous soutenons cette ré-autorisation sur le principe de pas d’interdiction sans solution et pour éviter les distorsions de concurrence. Nous faisons aussi confiance dans les agences sanitaires pour établir la liste des produits autorisés ou non. Nous défendons un principe simple : il n’est pas concevable que les producteurs français soient soumis à des normes spécifiques alors que nous importons des denrées agricoles de pays qui ne respectent pas ces mêmes règles. Nous demandons de la cohérence aux politiques, aux citoyens et aux consommateurs.

Cette loi est un début de réponse aux attentes fortes des agriculteurs en matière de simplification, exprimées largement lors des actions syndicales début 2024.

Elle permet :

  • La suppression du Conseil stratégique phytosanitaire obligatoire
  • La possibilité aux vendeurs de phyto d’avoir une activité de conseil
  • Des contrôles OFB plus justes grâce à un pilotage préfectoral et en autorisant le port de caméra-pieton
  • L’identification des filières sans solutions de lutte et la priorisation des travaux de l’ANSES pour y répondre
  • La simplification des procédures pour les élevages : remplacement des réunions publiques par des permanences du commissaire enquêteur
  • Les réponses aux commentaires du public deviennent facultatives et peuvent être publiées en fin de consultation
  • Le relèvement des seuils ICPE pour les élevages bovins, puis pour les porcs et volailles en 2026
  • D’accélérer le déploiement de l’assurance prairie avec la mise en place d’un recours pour confronter les données satellite et cette du terrain afin de corriger les évaluations et garantir aux éleveurs une indemnisation plus juste
  • La reconnaissance de l’intérêt public majeur du stockage d’eau et des prélèvements pour l’irrigation ;
  • L’intégration d’études économiques aux études environnementales lors des projets de réserves
  • L’inscription dans le Code de l’environnement du droit à l’eau pour l’abreuvement du bétail.

Nous espérons vivement que le Conseil d’Etat saura garder la tête froide et valider ces mesures de simplification et de bon sens tant attendues.