La FNB demande l’interdiction du boeuf brésilien suite au scandale des imports à l’oestradiol
Alors que ses déclarations précédentes annonçaient le contraire, la Commission européenne a reconnu dans une communication le 25 février, que de la viande bovine traitée à l’oestradiol a été mise en vente sur le marché européen, entre 2024 et 2025.
La DG Santé a aussi publié son évaluation de l’application du plan d’action proposé par le Brésil pour remédier à ce problème, et elle constate que la recommandation visant à garantir que les produits provenant de bovins traités à l’oestradiol 17β ne soient pas exportés vers l’UE, n’a pas été suivie.
L’oestradiol est une hormone de croissance qui est interdite en Europe, pour des raisons de sécurité alimentaire. Et les viandes importées par l’Europe ne doivent pas être issus d’animaux ayant été traités avec cette hormone de croissance.
Ce scandale apporte une nouvelle preuve de l’absence de garantie des viandes brésiliennes, et des graves lacunes de contrôle de ces viandes d’importation.
Alors que les consommateurs et citoyens européens sont en légitimité d’exiger que l’ensemble des normes européennes (traçabilité, alimentation des animaux et additifs, environnement, bien-être animal, ...) soient appliquées aux viandes d’importation, le Brésil ne respecte même pas les quelques dispositions actuellement en vigueur.
Au vu de cette situation particulièrement préoccupante, la Fédération Nationale Bovine demande aux pouvoirs publics l’interdiction immédiate de l’import du bœuf brésilien.
Pour Patrick Bénézit, président de la Fédération Nationale Bovine : « Ces manquements graves du Brésil, à nouveau mis en lumière, et la collusion apparente de la Commission européenne qui tente de masquer en permanence le problème, confirment qu’il serait aberrant que l’accord UE-MERCOSUR soit mis en oeuvre. »
La FNB a écrit une lettre ouverte au Président de la République française pour dénoncer ce scandale. Vous pouvez la consulter ici.